– Architecture S’il reste peu de traces de l’urbanisme et de l’architecture civile des aztèques, les récits des conquistadores et les fouilles des archéologues permettent de s’en faire une idée nette. Le centre des villes aztèques est occupé par des palais de pierre, vastes et luxueux. Peu élevés – tout au plus deux étages -, ils sont très étendus et peuvent contenir plusieurs centaines de pièces. Les maisons des classes populaires sont construites en adobe, un mélange de terre crue et d’eau, friable et fragile, et ne bénéficient pas toujours de fenêtres ni de cheminées. La pyramide est l’élément phare de l’architecture religieuse aztèque, renouant par la figure du temple avec les civilisations qui l’ont précédée. Dans le centre religieux du monde aztèque, Teotihuacan, les pyramides sont construites sur un plan géométrique : un axe nord-sud constitue l’allée des morts et un axe est-ouest figure la course du soleil. Les pyramides sont étagées par l’emploi du talud-tablero : les gradins, très marqués, sont séparés par un décrochement en talus. La plus haute des pyramides, celle du soleil, a plus de 70 mètres de hauteur. Ces constructions sont couvertes de peintures polychromes, où le rouge domine. Celles-ci représentent des scènes mythologiques. Grâce à un apprêt de stuc lié avec de la poudre de quartz, les peintures ont une brillance particulière.

Sciences C’est dans le domaine astronomique que la science aztèque est la plus avancée. Les Aztèques ont élaboré un système très complexe de calendriers qui mêlent religion et science : ils sont à la fois instruments de repérage des phénomènes naturels et moyen de connaître le destin des hommes et du monde.

Deux calendriers coexistent :

le calendrier civil comporte 365 jours : 18 mois de 20 jours chacun, complétés par un mois très court, comportant les cinq derniers jours de l'année, lesquels sont considérés comme néfastes. le calendrier religieux, en revanche, ne compte que 260 jours. Chaque jour se voit attribuer un signe, qui peut être bénéfique (comme le serpent ou le crocodile), neutre (le singe ou la pluie), ou enfin maléfique (le jaguar, le roseau). Chaque signe influe sur les événements survenus le jour auquel il est affecté. Il est dit, par exemple, qu’un homme né un jour de lapin est poussé à l’ivresse… Chaque année est intégrée dans un cycle plus ou moins long, lié au cours du monde et aux dieux qui y président. Le système de numération des Aztèques n’est pas décimal comme le nôtre, mais duodécimal : la base est 20. Il y a donc 19 chiffres, écrits avec de simples points. Le nombre 20 et ses multiples sont représentés par des fanions. Les nombres élevés se voient attribuer des pictogrammes. Par exemple, le chiffre 8 000 est représenté par un sac de cacao.

La médecine aztèque combine pharmacopée à base de plantes et invocations aux esprits et aux dieux. Les plantes sont utilisées comme médicaments, préparées en décoctions à boire ou en cataplasmes posés sur les plaies ou sur les régions atteintes du corps.